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L’incroyable psychomotricité du nourrisson à la naissance

Psychomotricité du nourrisson

Un nourrisson qui arrive au monde sait déjà faire plein de choses : Que ce soit des réflexes liés à la simple survie ou l’éveil de ses sens (voir, entendre, goûter, sentir et se mouvoir), il suffit de l’observer pour découvrir ses capacités. On vous détaille dans cet article la psychomotricité du nourrisson et tout ce qu’il est capable de faire.

🤸 Psychomotricité générale du nouveau-né

A la naissance, l’hypotonie (une insuffisance de tonicité musculaire) prédomine à la tête et au tronc chez le bébé. Si vous essayez de tirer le nouveau né en position assise, la tête retombe en arrière. C’est pour cela qu’il faut bien soutenir la tête lorsqu’un prend un nourrisson.

Cependant, si le bébé est placé en décubitus ventral, c’est-à-dire sur le ventre, il possède alors une hypertonie au niveau de ses quatre membres et ne peut les étendre, retrouvant ainsi la position fœtale (les genoux sont ramenés sous le ventre, le bassin est surélevé et la tête est tournée sur le côté). Cette hypertonie s’atténue au cours des premiers mois de vie.

Ce qu’il faut savoir sur la psychomotricité du nourrisson :

  • Il ne tient pas sa tête mais peut la tourner de droite à gauche
  • Couché sur le ventre, le nourrisson peut dégager son visage en tournant la tête mais est incapable de la soulever
  • Il a du mal à étendre ses bras et ses jambes car bébé garde en mémoire le fait d’avoir été recroquevillé dans le ventre pendant plusieurs mois
  • Il remue les bras et les jambes en faisant des flexions et extensions saccadées
  • Il ne gigote pas beaucoup sauf durant les périodes de pleurs
  • Il pleure quand il a besoin de quelque chose
  • Les poings sont serrés mais bébé peut bouger ses doigts et les sucer

👁️👂 La vue et l’ouïe 

Les bruits intenses le font sursauter, mais la parole et les chansons apaisent le nourrisson. Il est aussi capable d’émettre des petits sons.

Le champ visuel du bébé est au départ assez limité : Il est capable de regarder des objets dans son champ visuel à une distance de 15/20 cm et peut les suivre jusqu’à un angle de 90°. Au fur et à mesure que les périodes d’éveil s’allongent, le nourrisson explore de plus en plus son environnement des yeux. Il n’aime pas la lumière vive et réagit en fermant les yeux.

👶 La position du nourrisson

La psychomotricité du nourrisson en terme de position est assez simple : être sur le dos est la première position du nouveau-né car elle ne requiert pas d’effort particulier pour la tenir. Le nourrisson reste dans cette position durant ses premiers mois de vie.

🕙 Les journées d’un nourrisson

Les premières journées d’un nouveau-né sont consacrées au repos avec de longues périodes de sommeil. Il possède des instants d’éveil essentiellement pour se nourrir, la motricité du nouveau-né est pour le moment limité.

🤸 Les réflexes archaïques ou réactions primaires du nouveau-né

On compte plus de 70 réflexes archaïques chez le nouveau-né ! L’enfant réalise ces mouvements involontairement lorsqu’il est soumis à certaines situations. Cette motricité est globale : Quand l’environnement vient stimuler une partie du coup, c’est le corps entier qui réagit. Ces réflexes vont se transformer progressivement en mouvements volontaires vers 3 ou 4 mois.

Connaître la psychomotricité du nourrisson, les aptitudes et réflexes du nourrisson permet de comprendre son développement et d’établir un bilan de santé complet. La vérification de la bonne présence de quelques-uns de ces réflexes est donc nécessaire à la naissance car ils permettent d’identifier d’éventuelles lésions neurologiques durant la période pré ou périnatale.

Les réactions primaires les plus connues sont les suivantes :

  • Le réflexe de succion : Il permet au nourrisson de téter et donc de se nourrir. Il est possible de l’observer quand on caresse la joue du bébé : Il tourne alors la tête vers la main et ses lèvres cherchent quelque chose à téter. Le même réflexe survient lorsqu’un place l’auriculaire sur la langue. La succion n’est pas un phénomène continu.
  • Le réflexe de marche automatique : Ce réflexe est obtenu quand le nourrisson est maintenu d’une seule main en position verticale sur le sol. Dans cette position, le nourrisson va d’abord redresser ses membres inférieurs et son tronc. Puis, s’il est légèrement penché en avant, il va effectuer quelques pas grâce à la contraction de muscles déclenchée par un contact cutané de la plante des pieds. Le nouveau-né peut monter des marches, mais il ne peut pas les descendre car il est incapable de fléchir les jambes. Certains bébés ne possèdent pas ce réflexe de marche durant leurs premiers jours de vie car l’extension peut être difficile et douloureuse pour eux dû à la position recroquevillée in-utero. Cette marche automatique se fait sur la plante des pieds chez l’enfant à terme et sur la pointe des pieds chez l’enfant né prématurément.
  • Le réflexe de Moro, dit « de défense » : Le bébé est placé sur le dos et est soulevé de quelques centimètres par une légère traction sur les deux mains. Lorsque les mains sont brusquement lâchées, il retombe sur le plan d’examen et le réflexe apparaît : On observe d’abord une abduction des bras (ils s’écartent) et les mains s’ouvrent complètement. Puis, on observe une adduction (ils se rapprochent) des bras et une flexion des avant-bras. Le cri et l’anxiété dans le regard font partie de la réponse. Ce réflexe apparaît également lors de changements brusques : Si un bébé est rapidement déplacé dans l’espace ou s’il renverse sa tête en arrière dans un sursaut par exemple. Ce réflexe disparaît généralement vers le 3ème mois.
  • Le réflexe d’agrippement ou de grasping : Lorsque l’on place un index dans la paume de l’enfant, cette stimulation entraîne une forte flexion des doigts. Cette manœuvre peut être faite simultanément des deux côtés et la flexion forte des doigts permet de soulever l’enfant et de l’amener en position assise.

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